"Laurent Terzieff, qui a mis sa vie au service du théâtre et de la poésie, a choisi de vous lire un extrait de La voie de la transformation d'après C.G. Jung et l'alchimie, d'Etienne Perrot. Nous le remercions vivement de cette lecture inspirée et magnifique." http://www.passiondulivre.com/media/c-13719-610848278598806.mp3
Document issu de :http://www.passiondulivre.com/livre-9016-la-voie-de-la-transformation-d-apres-cg-jung-et-l-alchimie.htm
lundi 12 mai 2008
LECTURE
mardi 6 mai 2008
ZEN
jeudi 1 mai 2008
UN LANGAGE DIRECT
Je dois le redire : si quittant le rivage de l'explication psychologique, j'ai décidé voici quelques années, et avec une vigueur et une audace croissante, de parler ce langage direct, c'est que cela fait écho à une parole qui résonne au fond d'un nombre de plus en plus grand de français, sans parler du reste du monde que je ne connais pas ou peu, à ce niveau. Les expériences renouvelées que j'ai faite à la radio m'ont permis d'atteindre un public extrèmement vaste, non seulement en France , mais dans la francophonie et aussi chez des personnes parlant français dans des pays d'autres langues. Là, j'ai constaté avec quelle intensité le fond de l'âme s'exprimait en symbole, avec quelle insistance il criait, attendant d'être écouté et de recevoir une réponse. Il y a , dans notre chaos, dans notre obscurité spirituelle quasi totale, un ordre et une lumière qui veulent s'affirmer.
Et si je le redis, ce n'est pas avec la conviction d'un prédicateur ou d'un propagandiste, mais avec la certitude d'un enfant naïf placé devant une évidence bouleversante. Les émissions de France-Inter en 1978-1979 avaient été un évènement important: je renvoie à ce sujet au livre Les rêves et la vie* que d'excellents esprits considèrent comme capital et où plus d'un puise la science sur laquelle on fonde des cours, des conférences, des séminaires sur les rêves.
Les philosophes chinoix disent, en parlant de ce que Confucius avait présenté, que c'est la voie de l"humanité et qu'il est aussi vain de vouloir faire une église ou une institution d'Etat de la voie de l'humanité que ce le serait de vouloir faire une affaire d'Etat de l'air qui est à tout le monde et qu'on a jamais songé jusqu'à présent à nationaliser, on ne peut pas accaparer le monde intérieur. Personne ne peut en faire sa propriété, persone ne peut l'exploiter. Si certes, plus d'un le fera, mais ce sera au détriment des personnes que l'on prétend aider, parce qu'on les captivera, on les réduira , on les limitera, au lieu de les élargir, au lieu de laisser la vie prendre son cours imprévisible et tout-puissant à l'intérieur de l'être."
Etienne PERROT
extrait cahier 22, 1983
Editeur : Dauphin, Paris, France
Collection : La Fontaine de Pierre
Prix : 22.00 € / 144.31 F
dimanche 27 avril 2008
LE ROLE DE LA KABBALE
image extraite de transat.effisk.net/.../fregate
dimanche 20 avril 2008
PRISE EN COMPTE DE L'ASTROLOGIE ?
lundi 14 avril 2008
UNE SOCIETE SECRETE ?
lundi 7 avril 2008
REFLECHIR AUX RELIGIONS ...
Voir vidéo: Magnificat , J.S. BACH
Q . Je rêve beaucoup, je rêve même énormément, je sais pas dormir sans rêver et j'ai eu l'occasion de lire vos deux livres et je suis entièrement d'accord, sauf sur la question de la religion. Quand on a vu à la télévision les émissions sur le cosmos, la création de la vie, j'ai l'impression qu'on ne peut plus croire en aucune religion.
E.P. Eh bien, vous ne croyez pas , Monsieur ? Moi je vous répondrai par la parole que Jung avait tenue lors d'une émission de télévision anglaise, peu de temps avant sa mort. On lui avait posé la question : "Croyez-vous en Dieu ?" et il avait répondu : "Je ne crois pas, je sais."
Il faut préciser d'ailleurs que cette réponse insolente, provocante, avait déchaîné une tempête dans l'opinion publique.
Jung a du ensuite s'expliquer... qu'il avait voulu dire qu'il avait observé des phénomènes qui le mettaient en présence d'images ou d'énergies dont la description et l'expérience paraissaient correspondre à ce que les ouvrages des religions présentaient comme des images ou des expériences de la divinité, mais que, bien entendu, il n'entendait formuler aucune affirmation dogmatique parce qu'il n'était qu'un savant, etc.
Moi , je ne suis pas un savant. Je vous l'ai dit tout à l'heure, je suis un poète, mais je sais qu'il existe des phénomènes de ce genre.
Qu'est-ce que vous voulez ? Si quelqu'un voit dans un rêve un ange lui apparaître et lui dire : " Je suis l'ange Gabriel" que voulez-vous que je lui dise, Monsieur ?
Je lui dirai peut-être " Bon vous êtes en présence d'un archétype, d'une de ces réalités qui viennent d'au-delà du moi et qui apportent à l'individu un afflux d'énergie et des enseignements qu'il peut utiliser après les avoir soigneusement interprétés..." Moi, je veux bien, mais si cette personne est dans la religion chrétienne, je lui dirai plutôt : "L'ange Gabriel vous est apparu." Pourquoi pas ? C'est pour elle plus immédiat, plus parlant que de lui dire : "un archétype s'est manifesté en vous." C'est la même chose. Vous voyez ce que je veux dire ?
Q. Quand on réfléchit aux religions, on voit que si nos civilisations ont été inspirées par elles, elles sont tout de même grandement responsables de pas mal de maux, de conflits. Il faudrait revoir la question de ce côté-là.
E.P. C'est évident, Monsieur. Nous ne prennons pas le problème au même niveau, Monsieur. Vous comprenez : les croisades, les autodafés, les persécutions, les guerres de religions....nous savons ce que c'est. Une grande partie de l'humanité est grossière, il faut bien le dire. Je ne sais pas si cela a changé depuis des siècles mais les médiévaux disaient : "La corruption du meilleur donne le pire" On peut le dire des religions. L'essence des religions, ce sont des êtres d'élection et des individus admirables. Prenons par exemple, la Madre Teresa de Calcutta, pour évoquer une figure historique indiscutée. A côté il y a tout le reste, depuis nos guerres de religions jusqu'aux guerres saintes de l'Islam. Nous ne prenons pas le phénomène religieux à ce niveau là, nous le prenons au niveau individuel, celui que nous entendons ramener au jour dans cet exposé ...
Etienne PERROT
extrait cahier 17, 1982
